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Mathématiques en langue étrangère (DNL)

Cette présentation a pour but de résumer les principales modalités de l’enseignement des Mathématiques en langue étrangère au niveau de l’Académie de Bordeaux en lien avec les textes nationaux. Elle s’adresse notamment aux professeurs de DNL (Discipline Non Linguistique), à ceux qui envisagent d’enseigner cette matière (et qui souhaitent notamment se présenter à la certification en langue étrangère), et plus généralement aux personnes qui veulent avoir une vision globale d’un tel enseignement.

Textes officiels

Les liens ci-dessous permettront aux intéressés de trouver les documents nationaux règlementant les sections européennes.

Objectifs harmonisés en section européenne avec DNL Maths

« La mise en place des SELO (Sections Européennes ou de Langues Orientales) a comme objectif de renforcer les compétences linguistiques des élèves par une utilisation transdisciplinaire de la langue »

  • Il ne s’agit pas de traduire le cours usuel dans une langue étrangère .
  • Choisir des activités qui favorisent la richesse de la réflexion et de l’expression : résolution de problèmes, place de l’oral, ouverture culturelle …
  • Ne pas mettre trop de formalisme dans les problèmes posés au départ
  • Questions accessibles à un maximum d’élèves
    • favorisant la prise de parole
    • assez ouvertes pour être propices à la discussion orale, au débat …
    • comportant des mathématiques abordables par tous, même si les notions requises ne sont pas celles de l’année en cours
  • Faire reformuler le problème ou les questions posées
  • Susciter le débat
  • Prévoir des temps de pause et de récapitulation favorisant l’oral

Thèmes d’étude : une base commune pour toutes les langues cibles

Thèmes mathématiques exigibles des élèves à l’épreuve d’examen, toutes séries confondues :

  • Tous les acquis du collège et de seconde Géométrie analytique, calcul algébrique, statistiques et information chiffrée … (sauf algorithmique et échantillonnage pour l’instant)
  • Les fonctions : dérivées, étude, exp et ln incluses (seulement la partie commune à toutes les séries : pas d’intégrales, pas de continuité, pas de convexité, pas de trigonométrie)
  • Les suites (seulement la partie commune à toutes les séries : pas de raisonnement par récurrence par exemple)
  • Les probabilités discrètes : pas de lois continues, pas d’échantillonnage pour cette année

Remarque importante : Chaque professeur est libre, en séance, d’étudier des thèmes supplémentaires, non nécessairement exigibles à l’examen:

Évolution de l’épreuve de Terminale

Déroulement de l’épreuve

Chaque candidat prépare pendant 20 minutes un sujet, puis propose une solution au tableau pendant 10 minutes. Ensuite il s’entretient pendant 10 minutes avec le jury sur un des thèmes étudiés pendant sa scolarité, puis le cas échéant, sur des thèmes élargis. Conformément aux textes, chaque candidat se présente à l’examen avec une liste de thèmes suivant le choix des professeurs et/ou de l’élève lui-même.

Exemple de liste de documents au bac

  • Le socle de connaissances en mathématiques (utile pour la première partie de l’épreuve) n’apparaîtra pas sur la liste. Tous les enseignants de DNL savent ce qui est susceptible d’être demandé aux élèves.
  • La liste ne comportera que les thématiques utiles à la deuxième partie de l’épreuve, abordées en DNL et en langue.

Nature des sujets de maths

En 2015, deux exercices, chacun sur un thème différent, sont proposés au candidat qui choisit d’en résoudre un des deux.

A partir de 2016, la commission de sélection des sujets décidera, sous l’impulsion des IA-IPR des disciplines, des modalités de passation de cette épreuve spécifique (nature des documents inconnus, choix ou non entre deux exercices…).

Exemples de documents inconnus pour l’épreuve d’examen

Évaluation à l’examen

La grille d’évaluation de l’épreuve spécifique est commune à toutes les DNL et à toutes les langues cibles. La note du candidat est mise d’un commun accord par un jury de deux professeurs : un professeur de DNL et un professeur enseignant la langue cible.

Les mathématiques qui interviennent dans l’épreuve sont un support pour les échanges, la langue est le vecteur des échanges. Dans ces deux domaines la perfection n’est pas exigée. En langue, comme en mathématiques, on veillera à ne pas déstabiliser le candidat. Par contre on valorisera sa capacité à tenir compte des remarques des professeurs.

Les exigences par rapport au vocabulaire mathématique devront néanmoins rester raisonnables, le candidat est évalué sur son aisance à argumenter en langue étrangère.

Dans tous les cas, il est souhaitable d’éviter qu’un candidat puisse être pénalisé par le choix des mathématiques en tant que discipline non linguistique, excepté dans les cas patents d’absence de connaissances en DNL et en langue, ou d’une incapacité manifeste à exprimer sa pensée.

Certification complémentaire en langue étrangère

Pour plus de renseignements sur cette épreuve pour les professeurs désireux d’enseigner une DNL nous vous invitons à consulter la page dédiée du site académique. Dans le cas particulier la DNL Maths, la partie II) du document rédigé par l’IGEN sur l’enseignement des mathématiques en langue étrangère s’avère intéressante.

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