Effet Pygmalion

L’effet Pygmalion se rapporte à nos croyances et nos attentes d’adultes dans le processus éducatif. Dès lors qu’un enseignant pose une étiquette ou un jugement de valeur répété sur un enfant, il a tendance à se conformer à cette étiquette.

schéma => J.MUZARD

A la fin des années 70, Robert Rosenthal, psychologue américain du milieu du XX° siècle, a mené l’expérience suivante avec des enfants dans une école de San Francisco. Le psychologue s’est adjoint les services de Leonore Jacobson, directrice d’école. Ils ont voulu évaluer l’impact des attentes favorables des enseignants sur le niveau de développement intellectuel des élèves.

Rosenthal et Jacobson ont fait passer un test de QI à l’ensemble des élèves d’une école défavorisée composée essentiellement d’enfants d’immigrés. Puis, ils ont attribué un résultat surévalué à 20% des élèves et se sont arrangés pour que les enseignants prennent connaissance de ces résultats.

A la fin de l’année scolaire, Rosenthal et Jacobson ont à nouveau soumis les élèves à un test de QI.

Il se trouve que les 20% des élèves dont les résultats avaient été surévalués ont augmenté leurs performances aux tests de QI. Pour la seule et unique raison que les enseignants ont porté un regard positif et valorisant sur ces enfants-là du fait d’attentes et de croyances modifiées à leur égard.

 

Rosenthal R. et Jacobson LF., « Teacher Expectation for the Disadvantaged », Scientific Americanvol. 218, no 4,‎ 1968, p. 19-23