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APHG – XIIème journée d’étude : Quoi de neuf en Géographie ? 14 janvier 2026

La journée « Quoi de neuf en géo ? »  du mercredi 14 janvier 2026 a été coorganisée APHG Aquitaine, l’Université Bordeaux Montaigne (UBM), l’UMR Passages et avec le soutien des IA-IPR en histoire-géographie de l’Académie de Bordeaux.

Le thème de la journée était : Montagnes et environnements géographiques dans le monde.

Trois spécialistes (Lionel LASLAZ, Farid BENHAMOU et Isabelle SACAREAU) sont intervenus sur cette question au programme de l’Agrégation interne.
 
La journée a commencé par un table d’ouverture : lien vers la vidéo

Lionel LASLAZ : Maître de conférences HDR en géographie et aménagement à l’Université Savoie Mont Blanc au sein du laboratoire Environnements.

« Les espaces protégés de montagne en France : géographie politique d’une priorisation » : lien vers la vidéo

« Cette conférence propose de comprendre pourquoi les choix politiques se sont portés en France sur une protection préférentielle de la montagne, au détriment du littoral, ou d’autres types de territoires, et ce sur le temps long. Elle tentera de dessiner, dans le prolongement de l’Atlas des espaces protégés en France (2020), un portrait actualisé des outils de protection déployés dans les montagnes françaises, en interaction avec les formes de mise en valeur de ces dernières, notamment le développement touristique. Il s’agira dès lors de faire état des principaux enjeux de gestion auxquels sont désormais confrontés ces espaces protégés, en tentant d’associer davantage les populations locales que la logique descendante qui prévalait à l’origine n’a pu le faire. »

Farid BENHAMOU : Agrégé de géographie, docteur en géographie-environnement d’Agro Paris Tech – Engref (École nationale du génie rural des eaux et des forêts).

« De la coexistence à la cohabitation avec l’ours brun : Tensions, territoires et valorisation dans les Pyrénées françaises et dans les Asturies en Espagne«  : lien vers la vidéo

« De part et d’autre de la frontière pyrénéenne, à quelques centaines de km, vivent des populations d’ours en France et en Espagne. L’objectif est de voir comment des territoires anthropisés mais à la naturalité marquée par les montagnes sont le théâtre de rapports politiques, culturelles, écologiques et territoriaux à différentes échelles. Il s’agit soit d’instrumentaliser négativement la présence de l’ours, notamment dans les Pyrénées françaises, soit de la valoriser dans le cadre d’un projet d’écodéveloppement dans les Asturies en Espagne. Mais les situations apportent aussi des constats nuancés. »

Isabelle SACAREAU : Professeure de géographie à l’université Bordeaux-Montaigne et membre de l’UMR 5319 Passages. Spécialiste du tourisme et de l’Himalaya.

« Changements globaux et ressource en eau dans la haute montagne touristique : retour sur un programme pluridisciplinaire de recherches dans le Parc national de Sagarmatha, massif de l’Everest, Népal«  : lien vers la vidéo

« La création en 1976 du parc national de Sagarmatha dans la région touristique de l’Everest a été justifié à l’époque par la nécessité de protéger la forêt, en réponse à un scénario de crise environnementale, en grande partie invalidée depuis, qui mettait en cause les paysanneries et les touristes dans la déforestation de l’Himalaya. Depuis, la fréquentation touristique s’est intensifiée dans le parc, engendrant de nouveaux besoins en eau, pour les usages domestiques, l’irrigation et la production d’électricité, posant la question de la disponibilité de la ressource en eau dans le contexte du dérèglement climatique et des risques accrus liés à la fonte des glaciers. Un nouveau scénario de crise environnementale se profile-t-il? Quels sont les manifestations et les effets du changement climatique dans cet environnement de très haute montagne ? Quelle est la nature des pressions qui s’exercent sur l’eau ? Comment les sociétés y font face ? C’est ce qu’a cherché à analyser le programme de recherche pluridisciplinaire PRESHINE (Pressions sur la Ressource en Eau et en Sol dans l’Himalaya Népalais), mené de 2014 à 2018 réunissant géographes, glaciologues et hydrologues, dont nous montrerons les apports et les limites.»