Femmes scientifiques : un fil rouge pédagogique au lycée Saint-Louis de Bordeaux
Pour l’année scolaire 2026-2027, le lycée Saint-Louis de Bordeaux a choisi de faire des « Femmes scientifiques » un fil rouge commun à plusieurs formations de l’établissement.
L’objectif est de faire découvrir aux élèves et aux étudiants des scientifiques issues de disciplines, d’époques et de pays différents, tout en les amenant à réfléchir à la place des femmes dans l’histoire des sciences et dans les métiers scientifiques contemporains.
Une exposition « Femmes Physiciennes » au CDI
Première étape de cette démarche : le CDI accueille jusqu’au 17 octobre l’exposition Femmes Physiciennes.
À travers différents portraits, les élèves découvrent les parcours et les travaux de femmes scientifiques, dont certaines restent encore peu connues du grand public.
L’exposition constitue également un support d’activités pédagogiques. Les enseignants qui le souhaitent peuvent construire avec la documentaliste, Isabelle Gayral, un parcours adapté à leurs classes.
Une activité consacrée à l’effet Matilda est notamment proposée. Elle permet d’aborder le phénomène de minimisation ou d’invisibilisation de la contribution des femmes scientifiques et d’engager une réflexion avec les élèves sur la construction de la reconnaissance scientifique.
L’année précédente, l’exploitation de l’exposition avait par exemple été prolongée en MDC1 par la création d’affiches numériques consacrées à des femmes scientifiques chimistes.
Des femmes scientifiques comme noms de classes et de promotions
Le projet se poursuit au-delà du CDI avec une autre proposition : associer les classes et promotions à des femmes scientifiques.
Plusieurs noms ont ainsi été retenus ou proposés dans différentes formations : Hélène Sparrow et Alice Sollier en STL-Biotechnologies, Mariana Weissmann et Marie Curie en STL-SPCL, Florence Nightingale et Suzanne Noël en ST2S, Tu Youyou en BTS BioALC, Mélanie Paces-Fessy en Biotechnologies ou encore Émilie du Châtelet en classe de Seconde.
L’enjeu n’est cependant pas uniquement d’attribuer un nom. Le projet vise à ce que les élèves découvrent plusieurs parcours, effectuent des recherches, présentent leurs travaux puis participent au choix de la scientifique dont leur promotion portera le nom.
Cette démarche, initiée avec les classes de Seconde, a vocation à être élargie aux classes de Première et de Terminale ainsi qu’aux étudiants de première année de BTS.
Un concours pour produire et transmettre
Le projet se prolongera à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, avec l’organisation du concours : « Femmes scientifiques, pourquoi pas ? »
Les élèves et étudiants seront invités à produire des supports mettant en valeur une femme scientifique et ses travaux.
Une sélection des productions sera ensuite exposée dans différents espaces de l’établissement : portes des salles, laboratoires, internat et espaces de circulation.
Le lycée deviendra ainsi progressivement un parcours de découverte dans lequel les productions des élèves contribueront elles-mêmes à rendre les femmes scientifiques plus visibles.
Un projet à décliner dans différentes disciplines
Exposition, recherche documentaire, analyse de l’effet Matilda, réalisation d’affiches, présentation orale, choix collectif d’un nom de promotion… le thème des femmes scientifiques offre de nombreuses possibilités d’exploitation pédagogique.
Il peut également créer des passerelles entre biotechnologies, physique-chimie, sciences médico-sociales, enseignement scientifique, documentation et enseignement supérieur.
Une façon de travailler simultanément la culture scientifique, l’esprit critique, les compétences documentaires et la communication, tout en donnant à voir aux élèves et étudiants une plus grande diversité de parcours scientifiques.

