{"id":1123,"date":"2016-03-13T18:06:45","date_gmt":"2016-03-13T17:06:45","guid":{"rendered":"http:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/?page_id=1123"},"modified":"2016-11-30T19:59:13","modified_gmt":"2016-11-30T18:59:13","slug":"mimer-pour-se-reproduire","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/le-mimetisme-dans-le-monde-vivant\/mimer-pour-se-reproduire\/","title":{"rendered":"Mimer pour se reproduire"},"content":{"rendered":"<h2><a href=\"http:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/03\/Apifera1.jpg\" rel=\"attachment wp-att-1124\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1124 alignright\" src=\"http:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/03\/Apifera1.jpg\" alt=\"Apifera1\" width=\"150\" height=\"185\" \/><\/a><\/h2>\n<h2>1. Les animaux miment pour se reproduire<\/h2>\n<p class=\"contenu\">Les poissons cichlid\u00e9s peuplent les lacs et les rivi\u00e8res d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud, d&rsquo;Am\u00e9rique centrale et d&rsquo;Afrique. G\u00e9n\u00e9ralement, le mim\u00e9tisme chez les animaux est associ\u00e9 aux grandes fonctions de l&rsquo;alimentation ou de la pr\u00e9dation, mais ce lien n&rsquo;est pas exclusif. En effet, le m\u00e2le <i>Haplochromis burtoni <\/i>utilise cette propri\u00e9t\u00e9 pour f\u00e9conder les ovocytes des femelles. Le r\u00e9flexe de la femelle cichlid\u00e9 qui vient d&rsquo;expulser ses ovocytes est imm\u00e9diatement de les mettre dans sa bouche. Mais la femelle est bien trop rapide pour que le m\u00e2le ait le temps de les f\u00e9conder. Aussi utilise-t-il un habile mim\u00e9tisme pour gagner du temps et parvenir \u00e0 ses fins. Ses \u00ab ocelles \u00bb taches arrondies entourant la nageoire anale ou caudale se confondent avec les oeufs. Lorsque la femelle produit sa semence, le m\u00e2le prend une position particuli\u00e8re, exhibe ses faux oeufs \u00e0 proximit\u00e9 des ovocytes et lib\u00e8re ses spermatozo\u00efdes. La femelle, avide de r\u00e9cup\u00e9rer ce qu&rsquo;elle croit \u00eatre ses oeufs, avale par la m\u00eame occasion la laitance du m\u00e2le ! La f\u00e9condation se fait dans la bouche de la femelle et les petits s&rsquo;y d\u00e9veloppent \u00e0 l&rsquo;abri.<\/p>\n<h2>2. Les v\u00e9g\u00e9taux miment pour se reproduire<\/h2>\n<p class=\"contenu\">Les v\u00e9g\u00e9taux sont tr\u00e8s nombreux \u00e0 utiliser le mim\u00e9tisme pour se reproduire : ils attirent leurs pollinisateurs de diverses fa\u00e7ons que nous allons \u00e9tudier maintenant.<\/p>\n<p class=\"contenu\">De nombreuses esp\u00e8ces de plantes \u00ab utilisent les services \u00bb de divers animaux, surtout des Insectes, mais aussi des Oiseaux, des Chauves-souris, et m\u00eame des Mollusques pour se reproduire. Leur pollinisation est dite \u00ab zoogame \u00bb. Les Abeilles sont les plus connues de ces visiteurs ail\u00e9s qui, passant d&rsquo;une fleur \u00e0 l&rsquo;autre, transportent le pollen. Ce dernier est pour elles une source de prot\u00e9ines; en outre, le liquide sucr\u00e9 (nectar) s\u00e9cr\u00e9t\u00e9 par de nombreuses fleurs poss\u00e9dant des organes sp\u00e9cialis\u00e9s, les nectaires, leur apporte des sucres. Si une grande partie du pollen est emport\u00e9e pour \u00eatre consomm\u00e9e, il en subsiste en quantit\u00e9 suffisante sur le corps de l&rsquo;insecte pour que ce transport soir b\u00e9n\u00e9fique \u00e0 la plante. La Casse, L\u00e9gumineuse arbustive, a \u00ab r\u00e9solu le probl\u00e8me \u00bbdu transporteur gourmand : ses \u00e9tamines fournissent deux sortes de pollen, l&rsquo;un consomm\u00e9, riche en prot\u00e9ines mais st\u00e9rile, l&rsquo;autre non consomm\u00e9 et fertile&#8230;<\/p>\n<p class=\"contenu\">Beaucoup de caract\u00e8res floraux jouent un r\u00f4le dans la pollinisation. Le p\u00e9rianthe (s\u00e9pales + p\u00e9tales) est attractif par ses couleurs, auxquelles les Insectes sont notamment tr\u00e8s sensibles, ou son odeur, parfum\u00e9e.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Quand le v\u00e9g\u00e9tal imite les excr\u00e9ments<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"contenu\">Pourtant certaines plantes \u00e9mettent une odeur naus\u00e9abonde. Cette derni\u00e8re est souvent associ\u00e9e \u00e0 des teintes rouge\u00e2tres ou brunes, imitant celles de la chair ou des excr\u00e9ments. Elles d&rsquo;attirent ainsi les Dipt\u00e8res. C\u2019est le cas de l&rsquo;Aucuba, ou les <a href=\"http:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/le-mimetisme-dans-le-monde-vivant\/mimer-pour-se-reproduire\/arum\/\" target=\"_blank\">Arums<\/a>, dont les c\u00e9l\u00e8bres Dracunculus g\u00e9ants. Chez les Arums, l&rsquo;\u00e9mission de chaleur renforce le d\u00e9gagement des odeurs et a un effet attractif en elle-m\u00eame.<\/p>\n<p class=\"contenu\">D\u2019autres plantes utilisent le m\u00eame subterfuge. <a href=\"http:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/le-mimetisme-dans-le-monde-vivant\/mimer-pour-se-reproduire\/stapelia\/\" target=\"_blank\">Stapela nobilis<\/a>, <i>Amorphophallus titanum<\/i> attirent, par leur odeur de viande en putr\u00e9faction et sa couleur rouge chair et ses poils abondants, la mouche \u00e0 viande et autres insectes n\u00e9crophages.<\/p>\n<p class=\"contenu\">Ces plantes qui imitent la charogne offrent rarement du nectar ou d&rsquo;autres r\u00e9compenses nutritionnelles. Elles attirent pourtant les pollinisateurs, car elles semblent constituer un bon support pour les larves de mouche qui se d\u00e9veloppent sur des tissus d&rsquo;animaux morts. Les mouches femelles, induites en erreur par l&rsquo;odeur de charogne, viennent se poser sur ces fleurs et y pondent m\u00eame parfois leurs oeufs. De m\u00eame que certains insectes m\u00e2les se d\u00e9placent de fleur en fleur en qu\u00eate d&rsquo;une femelle, les mouches femelles volent d&rsquo;un imitateur de charogne \u00e0 un autre \u00e0 la recherche d&rsquo;un site de ponte ad\u00e9quat. En volant ainsi de fleur en fleur, elles recueillent par inadvertance du pollen sur leur corps et le transportent vers les diff\u00e9rents stigmates, assurant ainsi la pollinisation de l&rsquo;esp\u00e8ce.<\/p>\n<p class=\"contenu\">Il en va de m\u00eame pour un <a href=\"http:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/le-mimetisme-dans-le-monde-vivant\/mimer-pour-se-reproduire\/champignon\/\" target=\"_blank\">champignon rouge (Aseroe rubra) <\/a>qui disperse ses spores gr\u00e2ce \u00e0 ces mouches.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Quand le v\u00e9g\u00e9tal imite l&rsquo;animal.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"contenu\">La famille des Orchid\u00e9es offre des exemples de mim\u00e9tisme v\u00e9g\u00e9tal tr\u00e8s \u00e9tranges : la fleur d&rsquo;orchid\u00e9e imite par exemple l&rsquo;aspect des insectes femelles. Ces orchid\u00e9es ne s\u00e9cr\u00e8tent pas de nectar, mais lib\u00e8rent une odeur qui ressemble \u00e0 la ph\u00e9romone sexuelle de l&rsquo;esp\u00e8ce qu&rsquo;elle imite. De plus, la forme et la texture du labelle (ou l\u00e8vre inf\u00e9rieure) de la fleur d&rsquo;orchid\u00e9e ressemblent \u00e0 celles de l&rsquo;insecte imit\u00e9. Chez les orchid\u00e9es attirant les abeilles par exemple, le labelle est couvert de poils.<a href=\"http:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/03\/ophrys_speculum-V.jpg\" rel=\"attachment wp-att-1138\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1138 alignright\" src=\"http:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/03\/ophrys_speculum-V.jpg\" alt=\"ophrys_speculum-V\" width=\"175\" height=\"100\" \/><\/a><\/p>\n<p class=\"contenu\">Plusieurs esp\u00e8ces du genre europ\u00e9en <i>Ophrys <\/i>ont \u00e9volu\u00e9 de fa\u00e7on telle qu&rsquo;elles \u00e9mettent un parfum tr\u00e8s similaire \u00ab sinon identique \u00bb \u00e0 celui de l&rsquo;insecte femelle qu&rsquo;elles imitent. Dans quelques cas, on nomme m\u00eame certaines esp\u00e8ces d&rsquo;orchid\u00e9e d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;esp\u00e8ce d&rsquo;insecte (<a href=\"http:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/le-mimetisme-dans-le-monde-vivant\/mimer-pour-se-reproduire\/mouche\/\">mouche<\/a>, gu\u00eape ou abeille) qui les pollinise. Les m\u00e2les, surtout lorsqu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas encore copul\u00e9 avec une femelle, sont attir\u00e9s par les fleurs d&rsquo;orchid\u00e9e et essaient de s&rsquo;accoupler avec elles.<\/p>\n<p class=\"contenu\">Cette <a href=\"http:\/\/ent2d.ac-bordeaux.fr\/disciplines\/svt\/le-mimetisme-dans-le-monde-vivant\/mimer-pour-se-reproduire\/pseudo-copulation\/\">pseudo-copulation<\/a> est une strat\u00e9gie tr\u00e8s efficace pour la plante : lorsque l&rsquo;insecte se pose, il est en contact avec les pollinies de l&rsquo;orchid\u00e9e. Sa tentative de copulation ayant \u00e9chou\u00e9, l&rsquo;insecte s&rsquo;envole \u00e0 la recherche d&rsquo;un partenaire plus appropri\u00e9, emportant avec lui les pollinies vers une autre fleur de la m\u00eame esp\u00e8ce.<\/p>\n<p class=\"contenu\">La pseudo- copulation est une des formes les plus remarquables de pollinisation des plantes \u00e0 fleurs par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;insectes. Elle a \u00e9volu\u00e9 ind\u00e9pendamment sur trois continents (Australie, Eurasie et Am\u00e9rique du Sud) et est particuli\u00e8rement r\u00e9pandue sous les tropiques, o\u00f9 de nombreuses esp\u00e8ces d&rsquo;orchid\u00e9es se reproduisent ainsi. Pourquoi les insectes, qui n&rsquo;en retirent apparemment aucun b\u00e9n\u00e9fice, participent-ils \u00e0 ce man\u00e8ge ? La s\u00e9lection naturelle ne devrait-elle pas favoriser les m\u00e2les qui sont capables de distinguer un insecte femelle d&rsquo;une fleur ? Une des explications serait que la p\u00e9riode de floraison de l&rsquo;orchid\u00e9e co\u00efncide pratiquement avec l&rsquo;\u00e9closion des m\u00e2les adultes qui se m\u00e9tamorphosent souvent avant les femelles. Les m\u00e2les, d\u00e8s leur \u00e9closion, se disputent les femelles adultes peu nombreuses, ce qui expliquerait leurs capacit\u00e9s de discernement r\u00e9duites ; dans cet \u00e9tat de frustration sexuelle, de nombreux m\u00e2les sont tromp\u00e9s par l&rsquo;odeur et l&rsquo;aspect de la fleur d&rsquo;orchid\u00e9e.<\/p>\n<ul>\n<li>La solidarit\u00e9 des sexes entres esp\u00e8ces<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"contenu\">Certaines plantes imitent d&rsquo;autres membres de la m\u00eame esp\u00e8ce : c&rsquo;est le mim\u00e9tisme bak\u00e9rien d\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois par Herbert Baker, de l&rsquo;Universit\u00e9 de Californie \u00e0 Berkeley. On sait depuis longtemps que certaines Caricac\u00e9es, la famille du papayer, sont dio\u00efques, c&rsquo;est-\u00e0-dire que les fleurs m\u00e2les et femelles sont port\u00e9es par des plantes s\u00e9par\u00e9es. Or les fleurs m\u00e2les et les fleurs femelles ont un aspect tr\u00e8s diff\u00e9rent, ph\u00e9nom\u00e8ne connu sous le nom de dimorphisme sexuel. Les fleurs m\u00e2les de cette famille portent de long tubes floraux, alors que les fleurs femelles n&rsquo;en poss\u00e8dent pas, mais ont des p\u00e9tales libres entourant un ovaire vert de grande taille. Les fleurs m\u00e2les des Caricac\u00e9es produisent du nectar contrairement aux fleurs femelles.<\/p>\n<p class=\"contenu\">Comment la pollinisation de ces esp\u00e8ces est-elle assur\u00e9e? Pourquoi un insecte est-il attir\u00e9 par une fleur femelle qui ne produit ni nectar ni pollen ? En suivant les interactions des papayers avec leurs pollinisateurs, H. Baker nota que ces plantes sont essentiellement pollinis\u00e9es au cr\u00e9puscule par des insectes tels que des papillons de nuit de la famille des Sphingid\u00e9s qui visitent aussi bien les fleurs m\u00e2les que les fleurs femelles ; il en conclut qu&rsquo;un papillon volant dans des conditions de faible luminosit\u00e9 ne fait pas de diff\u00e9rence entre les fleurs m\u00e2les qui produisent du nectar et les fleurs femelles qui en sont d\u00e9pourvues ; H. Baker appelle ce ph\u00e9nom\u00e8ne, la \u00abpollinisation par erreur\u00bb.<\/p>\n<p class=\"contenu\">Dans la plupart des esp\u00e8ces dio\u00efques, les plantes m\u00e2les produisent beaucoup plus de fleurs que les plantes femelles. Cette disproportion dans le nombre de fleurs s&rsquo;est traduite par une s\u00e9lection naturelle des fleurs femelles qui avaient adopt\u00e9 les caract\u00e9ristiques recherch\u00e9es par les pollinisateurs en qu\u00eate de fleurs m\u00e2les. Ce type de supercherie r\u00e9pond aux r\u00e8gles du mim\u00e9tisme: le mod\u00e8le (la fleur m\u00e2le) est beaucoup plus abondant dans la famille des Caricac\u00e9es que son imitateur (la fleur femelle). Les biologistes \u00e9tudiant la pollinisation pensent maintenant que le mim\u00e9tisme est beaucoup plus r\u00e9pandu chez les plantes dio\u00efques qu&rsquo;on ne le croyait, et il est int\u00e9ressant de constater que les fleurs m\u00e2les et femelles des plantes pollinis\u00e9es par les animaux tendent \u00e0 se ressembler, contrairement aux plantes qui sont pollinis\u00e9es par le vent.<\/p>\n<p class=\"contenu\">Tous les cas de mim\u00e9tisme chez les plantes ne sont pas aussi unilat\u00e9raux que le cas du mim\u00e9tisme bat\u00e9sien, o\u00f9 l&rsquo;une des esp\u00e8ces tire profit de l&rsquo;imitation d&rsquo;une autre esp\u00e8ce.<\/p>\n<p class=\"contenu\">Il existe un autre type de mim\u00e9tisme, fr\u00e9quent chez les animaux, mais plus rare chez les plantes : c&rsquo;est le mim\u00e9tisme m\u00fcll\u00e9rien. Dans ce type de mim\u00e9tisme, diff\u00e9rentes esp\u00e8ces adoptent des apparences et des comportements semblables : en formant un groupe apparemment homog\u00e8ne, ces plantes b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;une\u00a0<b>\u00abpublicit\u00e9 \u00e0 grande \u00e9chelle\u00bb<\/b>, qui attire un nombre de pollinisateurs plus grand que si chaque plante faisait sa publicit\u00e9 ind\u00e9pendamment.<\/p>\n<p class=\"contenu\">Un exemple bien connu de convergence est l&rsquo;\u00e9volution vers la succulence des plantes du d\u00e9sert ; en r\u00e9ponse \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de conserver l&rsquo;eau dans un environnement aride, de nombreuses esp\u00e8ces de plantes se sont pourvues de feuilles \u00e9paisses et de tissus charnus.<\/p>\n<p class=\"contenu\">Il existe \u00e9galement des associations florales qui semblent combiner le mim\u00e9tisme bat\u00e9sien et le mim\u00e9tisme m\u00fcll\u00e9rien. Ainsi, un complexe de trois plantes jaune-orang\u00e9, pollinis\u00e9es par des papillons, semble en \u00eatre un exemple : <i>Lantana camara <\/i>de la famille des Verb\u00e9nac\u00e9es, <i>Asclepias curassavica de<\/i> la famille des Ascl\u00e9piadac\u00e9es, et <i>Epidendrum radicans <\/i>de la famille des Orchid\u00e9es. Sous les tropiques am\u00e9ricains, on trouve couramment ces trois plantes en association dans les zones habit\u00e9es le long des routes et les m\u00eames papillons leur rendent visite.<\/p>\n<p class=\"contenu\"><i>Les Lantana <\/i>et les <i>Asclepias <\/i>produisent un abondant nectar et sont probablement des imitateurs m\u00fcll\u00e9riens l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Les <i>Epidendrum <\/i>ne s\u00e9cr\u00e8tent pas de nectar, et sont sans doute des imitateurs bat\u00e9siens des deux premiers. Ces trois esp\u00e8ces satisfont aux crit\u00e8res d\u2019un couple mim\u00e9tique : elles partagent le m\u00eame habitat et leur fleurs ont la m\u00eame forme et la m\u00eame couleur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Les animaux miment pour se reproduire Les poissons cichlid\u00e9s peuplent les lacs et les rivi\u00e8res d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud, d&rsquo;Am\u00e9rique centrale et d&rsquo;Afrique. G\u00e9n\u00e9ralement, le mim\u00e9tisme chez les animaux est associ\u00e9 aux grandes fonctions de l&rsquo;alimentation ou de la pr\u00e9dation, mais ce lien n&rsquo;est pas exclusif. 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